un blason pour Porticcio et les unités paroissiales



BLASON :
Créé par Jean-Claude MOLINIER, héraldiste amateur approuvé le 8 février 2016.
« D’azur, au buste de saint Jean-Paul II auréolé d’or, la main dextre levée en signe de bienveillance et la senestre appuyée contre le scapulaire en signe d’apaisement ; à trois étoiles d’or, alternées avec les lettres A et M onciales d’argent, mises en orle en pointe ; au chef émanché de deux demies pointes d’argent, chargé de deux têtes de mores affrontées de sable, tortillées d’argent ».
PAROISSE DE PORTICCIO – RIVE-SUD - PRUNELLI

Explication :

Porticcio réunit la mer et la montagne qui sont symbolisés par la couleur azur et la forme particulière du chef émanché figurant la cime des monts. L’appartenance Corse est spécifiée par les têtes de mores.
La paroisse va être consacrée à saint Jean-Paul II dont le buste est représenté dans l’écu. La posture adoptée correspond le mieux au sacerdoce de Jean- Paul II : La bienveillance dans l’apaisement.
Les trois étoiles indiquent que le secteur paroissial de Porticcio est divisé en trois : Porticcio, Rive-sud et Prunelli.
Les lettres A et M, initiales d’Ave Maria, indiquent que la sainte Vierge est la sainte patronne de la Corse, mais aussi la sainte référence de Jean-Paul II. La couleur argent associée avec l’azur sont celles de la sainte Vierge.
Le listel d’argent porte le nom complet du secteur paroissial en lettres majuscules de sable, en Français et en Corse.
PRECISIONS HÉRALDIQUES :
Les effets d’ombre sont obligatoires pour visualiser les reliefs des différents composants constituant le blason. Ils sont toujours dirigés de l’angle du chef dextre à la pointe senestre.
L’écu est le premier affecté par cet effet d’ombre puisqu’il correspond au bouclier que porte le récipiendaire.
L’azur est le premier niveau de l’écu, appelé champ, un peu comme un plateau sur lequel vont se disposer les éléments qui doivent apparaître en relief ; c’est la raison de l’ombre sur le buste de saint Jean-Paul II, les étoiles, les lettres et les têtes de mores. Le chef n’est pas concerné par l’émanché car c’est une partition de l’écu sur le même plan que le champ ; il est cousu avec lui et n’apparaît donc pas en relief.
Les représentations saintes sont utilisées en héraldique depuis fort longtemps ; au moins depuis 1500. Au départ elles étaient l’apanage des congrégations religieuses avant d’être reprises dans les armes communales, notamment avec Charles d’Hozier quand il réalisa l’Armorial Général de France entre 1697 et 1710.
C’est la première fois que saint Jean-Paul II est représenté dans un blason en héraldique française ; à ce titre le motif est complètement inventé pour l’occasion et, en étant accepté ainsi, devient le standard pour sa représentation.

(c) Paroisses de la Rive-Sud - Mis en ligne le 15 janvier 2013